Fraude au changement de RIB : le faux nouvel IBAN
Vous recevez une facture habituelle, mais accompagnée d’un « changement de coordonnées bancaires » : un nouvel IBAN. Le message vient souvent d’une boîte mail piratée. Le paiement part alors chez le fraudeur.
Dernière mise à jour : 1 juillet 2026
« Email de votre fournisseur habituel, facture normale, avec la mention : « Suite à un changement de banque, merci de régler désormais sur notre nouvel IBAN : FR76… Nos anciennes coordonnées ne sont plus valides. » »
Le détournement de virement
Le fraudeur accède à la messagerie d’un fournisseur (ou surveille les échanges) et glisse un nouvel IBAN au bon moment. La facture est authentique ; seule la coordonnée bancaire est frauduleuse.
Ce mode opératoire touche entreprises, associations, syndics et particuliers (loyer, artisan). Le montant part sur un compte contrôlé par l’escroc, souvent vidé aussitôt.
Confirmer par un canal connu
Tout changement d’IBAN doit être confirmé par téléphone, sur un numéro que vous connaissez déjà (pas celui indiqué dans l’email suspect).
Méfiez-vous des messages qui pressent le paiement ou disent que « l’ancien compte ne marche plus ». En cas de doute, réglez sur les anciennes coordonnées ou attendez la confirmation.
- Un « changement de banque » / nouvel IBAN annoncé par email.
- Une facture par ailleurs normale et attendue.
- Une pression à payer vite, ou l’ancien compte « clôturé ».
- Un léger changement dans l’adresse d’expéditeur.
- Confirmez tout nouvel IBAN par téléphone, sur un numéro connu.
- Ne vous fiez pas au numéro ou au lien fournis dans l’email.
- Signalez à votre fournisseur (sa boîte mail est peut-être piratée).
- Si le virement est parti, contactez la banque en urgence.
Comment vérifier un nouvel IBAN ?
Appelez votre fournisseur sur son numéro habituel (pas celui de l’email) pour confirmer le changement avant tout paiement.
La facture est authentique, l’IBAN l’est-il ?
Pas forcément. Une messagerie piratée permet d’envoyer une vraie facture avec un IBAN frauduleux : le virement partirait chez l’escroc.